Le coaching linguistique individuel

Tradeuras se lance dans un nouveau défi : le coaching linguistique individuel ! Apprendre une langue étrangère est le rêve de beaucoup de gens. Les raisons en sont presque aussi nombreuses que les intéressés. L’on constate cependant qu’il est très difficile à l’adulte de s’y accrocher et de déceler les raisons qui font que les plus motivés baissent les bras au début de leur processus d’apprentissage. L’étudiant, quant à lui, rencontre parfois des difficultés au niveau des exigences scolaires.

Très souvent les meilleures volontés se trouvent obstruées par les autres priorités du quotidien : le temps, les loisirs, l’environnement familial, la pédagogie, etc… et bingo, la persévérance de l’apprentissage entrepris se trouve reléguée au niveau 1, voire à néant. Néanmoins de nombreux paramètres souvent inconscients constituent des freins aux coups de pouce permettant de persévérer dans ce que l’on a longtemps appelé : « les bonnes résolutions ».

La mise en place du dispositif d’intervention comporte plusieurs éléments. On y trouve des bilans de compétences, des tests, le déploiement d’outils favorisant la mise en évidence de ses ressources ainsi que les intérêts de la personne, le temps idéal qu’elle peut y consacrer au vu de son emploi du temps et l’espace qu’elle a à disposition pour apprendre une langue sont autant de facteurs déterminants pour la réussite de ses objectifs.

L’intervenant, à savoir le coach, terme que l’on emploiera en lieu et place du mentor, qui n‘est ni plus ni moins une personne qui a vécu ce que vous vivez à l’heure actuelle. Un gourou, en quelque sorte, qui devient votre confident professionnel et qui aiguille votre réflexion afin que vous trouviez vous-même les réponses à vos questions. Le coach agit sur les axes cognitifs et émotionnels de la personne coachée. Le but est de parvenir à acquérir une autonomie d’apprentissage sur le long terme. Dans ce cadre là, l’attention première n’est pas le savoir, mais le développement des compétences du coaché et la prise conscience de la valeur de ses capacités.

Afin d’être mené à bien, un contrat de coaching est signé entre l’intervenant et la personne coachée. Ce dernier devra contenir en tout premier lieu l’objet de la demande, la difficulté rencontrée dans la langue concernée, la situation scolaire ou professionnelle du coaché, la spécificité de la branche, la généralité constatée sur ses forces et ses faiblesses, l’environnement dans lequel il évolue avec ces dernières. A cela s’ajoute son identité (nom, prénom, âge), son parcours scolaires et professionnels, les personnes ressources dans le cas où la personne n’est pas autonome, les objectifs de travail, l’entité évaluatrice de ses objectifs, la durée de l’intervention, le nombre et la forme des séances ainsi que le prix et la manière de mettre fin au dispositif.

Il est important de clarifier la posture de coach. Le coach a pour mission de soutenir, l’enseignant d’enseigner, le coach travaille sur les compétences et les ressources du coaché, l’enseignant doit expliquer sa matière d’enseignement.

Lors du coach d’un enfant, on travaille sur ses ressources implicites à partir de son histoire de vie, son sentiment d’efficacité, sa motivation intrinsèque, ses ressources inconscientes qui peuvent se manifester par la narration ou les outils intuitifs comme le mind mapping, le travail sur l’image. L’enfant, comme l’adulte est doté d’intelligences multiples. Il suffit de les mettre en lumière. Pour certains, ce sera la musique, d’autres, la nature. Beaucoup de personnes sont visuelles et attachent de l’importance à l’image, d’autres à la lecture. Le savoir linguistique, quant à lui varie entre les mots et la langue. Une personne coachée, introvertie ou pas, sera plus attachée à l’écriture et à la lecture alors qu’une autre sera plus encline à la conversation.

Les intelligences multiples sont nombreuses et revêtent tous les qualités et capacités des individus. De la logique des sciences aux mathématiques en passant par la kinétique, la relation au corps à l’équilibre avec des facteurs comme le sport ou la danse.

Les formes du coaching scolaire peuvent être avoir différentes formes comme le soutien à domicile, le soutien en salle, le soutien téléphonique, l’utilisation de skype ou d’internet.

De par son expérience, le coach lui propose un entretien de conseil dans lequel l’intervenant présente à l’apprenant des outils permettant d’être créatif, de reprendre confiance en lui et de construire son plan d’action avec un suivi lui permettant d’aller au-devant de la matière à acquérir au fil du temps. C’est au terme de cet entretien un contrat doit être établi.

Le coaching permet souvent de dédramatiser une situation, de rendre moins grave une difficulté et de trouver l’outil didactique favorisant le déclic, qui ne tient souvent qu’à un mot ou à un outil préalablement mal interprété. Il lui permettra de favoriser l’amélioration de l’écrit, la lecture, l’écoute et l’expression de la langue en question.

Des outils, comme le mind map ou le bilan du savoir-faire et du savoir-être vont permettre la mise en relief des compétences de la personne, de la valoriser ainsi que de mettre en évidence la redondance de ses émotions d’une personne tout au long d’un laps de temps (une semaine, deux semaines, etc.) afin de déterminer à quel moment elle est propice à utiliser tel ou tel outil pédagogique ou facilitateur d’apprentissage. Outre ces outils et d’autres tests, l’outil narratif peut s’avérer essentiel pour débloquer une situation en dissociant le problème ou la difficulté rencontrée de la personne elle-même.

L’environnement doit être sécurisant. C’est l’une des conditions de base pour permettre de faire émerger des émotions, de négocier un rituel de fonctionnement et d’effectuer une planification pour la poursuite du processus.

Le résultat du coaching se mesure en capacité de réalisation des tâches dans la langue-cible, dans cadre de l’activité quotidienne du participant, et non en mesure standard de connaissances linguistiques.

Philippe Golay