La traduction de votre diplôme : Ce n’est pas très compliqué, mais avez-vous bien pensé à tout ?

Traduire un diplôme dans une langue étrangère ou en français n’est généralement pas très compliqué.

Hormis les difficultés liées à la lisibilité de certains sceaux ou timbres directement apposés sur le document de formation dans le pays d’origine et par conséquent intraduisibles, tout cabinet professionnel de traduction a les compétences terminologiques dans le domaine des ressources humaines et en matière juridico-administrative pour effectuer ce travail simple, mais gratifiant dans le sens qu’il est l’un des acteurs permettant de favoriser le cheminement de son client dans le milieu professionnel et par conséquent participer à son épanouissement personnel. La certification conforme de cette traduction par Traductions Tradeuras vous offre, en outre, la légalisation de votre document traduit au niveau national ou international, démarche qui n’est guère fastidieuse en soi mais… oh combien facilitatrice pour le client, qui ne doit pas affronter les méandres des administrations.

Dans le cas des professions non réglementées en Suisse, il est possible d’accéder au marché du travail directement sur la base du diplôme étranger. Ce dernier, traduit de manière conforme, sera compréhensible par tout employeur potentiel qui y verra un gage de respect, de sérieux et de motivation.

Dans le cas où la profession est réglementée en Suisse, il est important, une fois traduit, de le faire valider par une autorité compétente en matière de reconnaissance des diplômes, ceci afin de pouvoir exercer sa profession ou d’avoir accès à une autre formation. Parfois même, il arrive que certains diplômes issus de pays n’appartenant pas à l’Union européenne, doivent obligatoirement faire l’objet d’une légalisation notariale et même internationale dans le pays d’émission ceci afin d’éviter l’usage de faux.

Tout ceci pour que vous soyez bien conscient du fait que la traduction certifiée notariale de votre diplôme n’implique pas forcément qu’elle vous permette d’accéder à toutes les formations et professions auxquelles vous aspirez, quand bien même les écoles professionnelles et académiques que vous avez suivies jusqu’alors ont été aussi sérieuses que spécialisées. Il importe avant tout de vous renseigner auprès de l’autorité compétente nationale en matière de reconnaissance des diplômes du pays dans lequel vous souhaitez le faire valoir. Au niveau suisse, c’est le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation, le SEFRI qui est compétent, et ceci en particulier dans le domaine de la formation professionnelle, que ce soit dans métiers du social, de l’industrie, des arts et métiers, de la vente, du commerce, de l’hôtellerie et de la restauration, de l’économie familiale et des services. Au niveau des formations universitaires avec qualifications pratiques, le SEFRI est également compétent en ce qui concerne la technique et la technologie de l’information, l’architecture, la construction et la planification, la chimie et la science de la vie, l’agriculture et l’économie forestière, l’économie et services, le design, le travail social, la musique, le théâtre et les autres arts, la linguistique appliquée. Dans certains corps de métiers très particuliers liés à la santé, aux professions médicales, aux expertises, à l’enseignement, au domaine juridique ainsi qu’à l’hôtellerie-restauration, ce sont d’autres instances spécifiques à ces professions qui sauront vous répondre.

Au cas où vous souhaiteriez émigrer à l’étranger, il importe, avant d’entreprendre quoi que ce soit, de vous renseigner sur les exigences requises et les modalités vous permettant de le faire valoir sur le territoire national européen ou extra-européen où vous souhaitez vous établir. Au niveau académique, il importe également de savoir si le nombre de crédits que vous avez obtenus en Suisse ou en France correspondent ou sont équivalents à ceux que vous pourrez faire valoir dans un autre pays.

Au niveau terminologique, il y a également de grandes différences par pays. En ce qui concerne l’enseignement, le « diplôme » certifie un niveau de connaissances que l’on reconnaît acquis le plus souvent après des études sanctionnées par la réussite d’un examen, qui juridiquement le différencie de la simple attestation. Celle-ci ne certifie généralement que d’un cursus, notamment lorsque l’établissement qui la délivre n’est pas habilité à la préparation d’un diplôme quelconque.

La frontière est toutefois mince, d’une part, parce que certaines attestations peuvent se présenter visuellement comme de vrais diplômes, d’autre part, parce que certains diplômes ont des intitulés variés, par exemple, attestation, certificat, etc. Enfin parce qu’il arrive que pour des raisons techniques, le diplôme ne soit pas délivré de suite ; c’est alors qu’une « attestation de réussite » en tient lieu, jusqu’à l’échange éventuel avec le diplôme, lorsqu’il est enfin édité et réclamé.

Par ailleurs, certains établissements d’enseignement ont une telle réputation, nationale ou internationale, que les diplômes qu’ils délivrent se suffisent à eux-mêmes ; ce qui démontre que les diplômes valent surtout en fonction de leur notoriété chez les employeurs potentiels.

Je ne terminerais pas ces quelques lignes sans souligner que le simple fait de traduire des diplômes à partir de l’anglais peut parfois porter à confusion, quand bien même cela peut paraître au premier abord plus facile qu’il n’y paraît. Par exemple, le terme Bachelor en anglais peut être associé à baccalauréat, mais il est important de spécifier l’école, l’académie ou l’université qui l’émet. Il peut équivaloir à une licence ou tout simplement un un bac. The last but not the least : les mentions des abréviations sont terminologiquement similaires dans le Royaume-Uni et dans une grande partie du Commonwealth :
• 1st est équivalent à « mention très-bien »
• 2:1 est équivalent à « mention bien »
• 2:2 est équivalent à « mention assez-bien »
• 3rd est équivalent à « mention satisfaisant »

Philippe Golay